
COMMUNIQUÉ
Ces dernières semaines, plusieurs de nos collègues ont vu les sanctions qu’ils avaient prises lors de leurs arbitrages être annulées en appel par l’Organisme de Discipline Fédéral.
De telles décisions doivent nous interroger sur la légitimité de nos décisions.
Elles traduisent à l’évidence une inversion des rôles.
Nous venons également d’apprendre que ce même organisme, saisi par le comité d’éthique et de déontologie à la demande de l’Afawp, avait fait preuve d’une très grande clémence après la diffusion dans la presse locale de l’interview du président d’un club évoluant dans la plus haute division française dans laquelle il mettait en cause l’un de nos meilleurs arbitres et par la même occasion attaquait la FFN, ou plutôt son organisme chargé des désignations.
Il n’est pas question de remettre en cause le droit légitime de tout acteur de faire appel de la sanction qui lui a été donnée s’il estime que celle-ci n’a pas été prise conformément aux règlements applicables à nos compétitions.
Pour autant la multiplication de ces appels et de ces annulations doit nous interpeler !
Il convient de rappeler le courrier du CCADWP en date du 24 mars 2025 qui pointait une insuffisance du corps arbitral dans le contrôle des bancs et qui préconisait une application stricte du règlement afin de donner « une image plus positive de notre sport », reprenant par la même occasion la Charte du Comité d’éthique et de déontologie qui insiste sur le devoir d’exemplarité de chaque acteur.
Qu’en est-il donc dans les faits sinon de présumer que certains directeurs du jeu font aujourd’hui preuve d’une trop grande sensibilité dans leurs décisions ou d’un manque de discernement ?
Il n’est pas question de remettre en cause les décisions prises par les membres de cet organisme.
Chacun pourra néanmoins observer une tendance qui jette désormais aux oubliettes le « tolérance zéro » cher à certains de nos dirigeants.
Toutes nos décisions (carton rouge, EDA, EDA.4.P), souvent prises en une fraction de seconde dans une atmosphère surchauffée, peuvent maintenant être remises en cause au bénéfice du doute lors d’une visioconférence…
Elles jettent le discrédit sur nos officiels et nécessitent que des décisions soient prises rapidement.
Alors, à l’exemple d’European Aquatics, pouvons-nous espérer que la Fédération Française de Natation, prenne des mesures fortes et exige, après avoir doté ses arbitres et ses délégués d’oreillettes (headset), que les bassins soient maintenant équipés d’un dispositif VAR ?
Pour le Bureau
F. AUDEGUY – Président

